Sur la parabole des talents

Je découvre aujourd’hui un concept sociologique dont je n’avais pas idée, mais dont les racines mythiques me sont assez familières puisqu’elles puisent au texte de l’évangile. Il s’agit de l’effet Matthieu. Son nom provient de celui de l’évangéliste, en raison du fait que des deux textes bibliques qui font référence à la parabole des talents, […]

Exergue

C’est à toi que je dédie ces mots, seigneur, Toi qui, dans l’obscurité de ma vie, as traversé mon ciel noir comme un char de feu et qui as rendu mes ténèbres éblouissantes. Je ne saurais pas vraiment Te désigner par le nom que tes frères immortels Te donnent. La splendeur de Ton nom me […]

Cratère 2

« Sens commun, t’ont-ils dit ? Mais ça n’existe pas, le sens commun. Il n’y a rien de moins commun qu’un sens. Et il n’y a rien de moins sensé que ce qui est commun. C’est à la fois mathématique, politique et mystique. Et nous ne le disons pas tous en commun. Mais chacun de […]

Fragment 22

Texte original : Julien l’Empereur Τοὺς μὲν γὰρ νόμους εύδηλον ὡς ἡ τῶν ανθρώπων έθετο φύσις οικείους ἑαυτῇ, πολιτικοὺς μὲν καὶ φιλανθρώπους, οἷς επὶ πλεῖστον εντέθραπτο τὸ φιλάνθρωπον, αγρίους δὲ καὶ απανθρώπους, οἷς εναντία φύσις ὑπῆρχε καὶ ενυπῆρχε τῶν ηθῶν. Οἱ γὰρ νομοθέται μικρὰ ταῖς επιτηδειότησι διὰ τῆς αγωγῆς προσέθεσαν. Ούκουν Ανάχαρσιν οἱ Σκύθαι βακχεύοντα […]

Cratère 1

« Il ne s’agit pas de lutter car personne ne peut lutter contre Lui. Il ne s’agit pas d’assécher la fontaine de sang. Il s’agit au contraire, de canaliser le jet de sang ; le recueillir dans un cratère ; le garder comme on garde un vin précieux. Ceux qui tentent de tarir la source […]

Plante stagnante

Je n’aurais pas cru que le dernier post de l’année 2018 allait me faire toucher du doigt la question de cette plante stagnante. Mais aujourd’hui, alors que jusqu’au dernier moment de l’année je me retrouve à travailler pour le bien de la communauté des humains qui m’entourent, la plante stagnante se rappelle à mes bons […]

Μόνον ποσὶ πάτει με

Εγὼ δ’ έσοπτρον είην ὅπως αεὶ βλέπῃς με· εγὼ χιτὼν γενοίμην, ὅπως αεὶ φορῇς με· ὕδωρ θέλω γενέσθαι, ὅπως σε χρῶτα λούσω· μύρον, Βάκχε, γενοίμην ὅπως εγώ σ’ αλείψω· καὶ κόθορνος δὲ σκέλῳ καὶ πέτρα ὑπὸ πτέρνᾳ καὶ άμπελος γενοίμην· μόνον ποσὶ πάτει με. Oraison à Omestès, par Jean-Sébastien Desnanot, adaptée d’un poème anacréontique.